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LA VOIE CONSACRÉE |
A l'époque de Moïse, il fut écrit de Christ prophète: « Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète comme toi, je mettrai mes paroles dans sa bouche, et il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et si quelquun nécoute pas mes paroles quil dira en mon nom, cest moi qui lui en demanderai compte. » (Deutéronome 18 : 18-19). Cette même pensée se retrouve dans toutes les Écritures, jusquà sa venue.
En tant que prêtre, il fut écrit de Lui, aux jours de David : « LÉternel la juré, et il ne sen repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, à la manière de Melchisédek. » (Psaume 110 : 4). Cette même pensée se retrouve aussi dans toutes les Écritures, non seulement jusquà Sa venue mais après celle-ci.
Et de Christ roi, il fut écrit, au temps de David : « Cest moi qui ai oint mon Roi sur Sion, ma montagne sainte ! » (Psaume 2 :6). Et cette notion se perpétue aussi dans les Écritures, avant et après Sa venue, et jusquà la fin du saint Livre.
Ainsi, les Écritures présentent clairement Christ dans sa triple fonction de : prophète, prêtre et roi.
Cette triple vérité est généralement reconnue par tous ceux qui sont familiarisés avec les Écritures, mais en relation avec elle, il y a une vérité qui n'est pas aussi bien connue : cest que Christ nexerce pas ses trois fonctions en même temps ; ces trois fonctions sont successives. Il fut dabord prophète, puis prêtre et enfin roi.
Il fut « prophète » quand il vint dans le monde, en tant que Maître envoyé par Dieu, « la Parole faite chair et habitant parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Actes 3 : 19-23). Mais à ce moment-là, il nétait pas prêtre et ne le serait jamais devenu sil était resté sur la terre, vu quil est écrit : « Sil était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur » (Hébreux 8 : 4). Mais ayant achevé son oeuvre prophétique sur la terre, et étant monté au ciel, à la droite du trône de Dieu, il est là maintenant, pour toujours notre grand prêtre, lequel « étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur [pour nous] », et nous lisons: « Il bâtira le temple de lÉternel ; il portera les insignes de la majesté ; il sassiéra et dominera sur son trône, il sera sacrificateur sur son trône, et une parfaite union régnera entre lun et lautre. » (Zacharie 6 : 12, 13).
De la même façon quil ne fut pas prêtre quand il était prophète sur terre, ainsi, maintenant, il nest pas roi et prêtre en même temps. Il est vrai quil règne, dans le sens et par le fait quil est assis sur le trône de son Père, étant ainsi prêtre royal et roi prêtre selon lordre de Melchisédek qui, quoique prêtre du Dieu Très-Haut, fut aussi roi de Salem, cest-à-dire roi de paix (Hébreux 7 : 1, 2). Mais ici, il nest pas question de fonction royale et de trône tels que les considèrent la prophétie et la promesse, quand elles font mention de sa fonction particulière de roi.
La fonction spécifique de roi à laquelle la promesse et la prophétie se réfèrent, est quil régnera « sur le trône de David, son Père », perpétuant le royaume de Dieu sur terre. Cette fonction royale est la restauration de la perpétuité du diadème, de la couronne et du trône de David, en Christ. Le diadème, la couronne et le trône de David furent interrompus quand, à cause de la profanation et de la méchanceté du roi et du peuple de Juda et dIsraël, ils furent emmenés en captivité à Babylone, moment où il fut écrit : « Et toi, profane, méchant, prince dIsraël, dont le jour arrive au temps où liniquité sera à son terme ! ainsi parle le Seigneur, lÉternel : La tiare sera ôtée, le diadème sera enlevé. Les choses vont changer. Ce qui est abaissé sera élevé, et ce qui est élevé sera abaissé. » (Ezéchiel 21 : 30-31). « Jen ferai une ruine, une ruine, une ruine. Mais cela naura lieu quà la venue de celui à qui appartient le jugement et à qui je le remettrai. » (Ezéchiel 21 : 32).
Ainsi donc, et à ce moment-là, le trône, le diadème, la couronne et le royaume de David étaient intermittents « jusquà la venue de celui à qui appartient le jugement et à qui je le remettrai. » Et celui à qui appartient le jugement nest autre que le Christ, le « Fils de David ». Et cette « venue » nest pas sa première venue, dans son humiliation, comme « homme de douleur et habitué à la souffrance », mais sa seconde venue lorsquil viendra dans sa gloire comme « Roi des rois et Seigneur des seigneurs », quand son royaume brisera et consumera tous les royaumes terrestres, occupera la terre dans sa totalité et durera pour toujours.
Il est vrai que lorsque le bébé de Bethléhem naquit dans le monde, il naquit comme Roi et le fut toujours, en toute justice. Mais il est également vrai que cette fonction royale avec le diadème, la couronne et le trône de la prophétie et de la promesse- il ne la remplie, ni à ce moment-là, ni maintenant, et ne le fera quà son retour. Alors, il prendra lui-même le pouvoir sur cette terre et régnera pleinement et véritablement dans toute la splendeur de sa fonction royale et glorieuse. Car il est dit dans les Écritures quaprès « que les trônes furent placés », « les livres furent ouverts » et « quelquun semblable à un Fils de lhomme savança vers lAncien des jours ». Et là, il reçut la domination, la gloire et le royaume ; « et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes les langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et Son règne ne sera jamais détruit. » (Daniel 7 : 13, 14). Cest alors quil possédera vraiment « le trône de David son Père. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne naura point de fin. » (Luc 1 : 32-33).
Il est donc évident, par létude des Écritures, des promesses et des prophéties concernant ces trois fonctions de prophète, prêtre et roi, que ce sont des fonctions successives et que Christ nen assuma pas même deux en même temps. Il fut premièrement prophète ; il est actuellement prêtre, et il sera roi à son retour. Il acheva son oeuvre de prophète avant de devenir prêtre, et il terminera cette oeuvre de prêtre avant de devenir roi.
Il doit recevoir toute notre considération pour ce quil fut, ce quil est et ce quil sera.
Ceci veut dire que lorsquil fut sur la terre comme prophète, le peuple devait le considérer comme tel en rapport avec cette période, et cest ainsi que nous devons maintenant le considérer. A cette époque, le peuple ne pouvait pas le considérer comme prêtre ; nous ne devons pas non plus le faire en rapport avec ce temps-là ; car lorsquil était sur la terre, il nétait pas prêtre.
Mais quand cette période prit fin, il devint prêtre. Cest ce quil est maintenant. Et il est tout aussi sûrement prêtre actuellement, quil fut prophète alors quil était sur la terre. Et dans sa fonction et son oeuvre de prêtre, nous devons le considérer comme tel, aussi véritablement, consciencieusement et constamment quils [ses contemporains] devaient et que nous aussi devons le regardé comme prophète tandis quil était sur la terre.
Et quand il reviendra dans sa gloire, dans la majesté de son royaume, sur le trône de son père David, alors nous le considérerons comme roi, ce quil sera vraiment. Nous ne pouvons pas encore le considérer véritablement dans sa fonction royale, tel quil sera. Nous ne pouvons le considérer que comme il est maintenant.
En tant que roi, nous ne pouvons aujourdhui le contempler que comme celui quil deviendra. Dans sa fonction de prophète, nous pouvons le considérer tel quil a été. Mais dans son sacerdoce nous devons maintenant le considérer comme étant présentement en fonction. Cest sa seule fonction actuelle ; et cest précisément dans cette fonction, et non dans une autre, que nous pouvons considérer son oeuvre et sa personne.
Non seulement ces trois fonctions de prophète, prêtre et roi sont successives, mais en plus, elles le sont dans un but précis et dans lordre qui a été donné. Sa fonction de prophète était préparatoire et essentielle à sa fonction de prêtre ; et ses fonctions de prophète et de prêtre sont, dans cet ordre, préparatoires à sa fonction de roi. Pour nous, il est essentiel que nous le considérions dans ses fonctions dans lordre donné.
Nous devons dabord le considérer dans sa fonction de prophète, non seulement afin de pouvoir apprendre de celui qui a parlé comme jamais personne ne le fit, mais aussi parce que nous comprendrons mieux par la suite sa fonction de prêtre.
Et nous devons le considérer dans sa fonction de prêtre, non seulement pour que nous puissions recevoir le bénéfice infini de son sacerdoce, mais aussi afin dêtre préparés pour ce que nous devons être. Car il est écrit : « Ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ et ils régneront avec Lui pendant mille ans. » (Apocalypse 20 : 6).
Layant considéré dans sa fonction de prophète, préparatoire à celle de prêtre, nous le regardons comme prêtre afin dêtre capables dapprécier sa fonction de roi, afin que nous soyons et régnions avec Lui. Car il est écrit à notre sujet : « Mais les saints du Très-Haut recevront le royaume et ils le posséderont éternellement, déternité en éternité » et « ils régneront aux siècles des siècles » (Daniel 7 : 18 ; Apocalypse 22 : 5).
Sa fonction présente étant sacerdotale, et ceci ayant été sa fonction et son oeuvre depuis son ascension au ciel, létude de Christ dans son sacerdoce est létude primordiale pour tous les chrétiens, et elle devrait certainement lêtre aussi pour tous les autres.
CHAPITRE 1
(index)
UN TEL SOUVERAIN SACRIFICATEUR« Le point capital de ce qui vient dêtre dit, cest que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » (Hébreux 8 : 1, 2).
Ceci est le « résumé » de lévidence du grand sacerdoce de Christ présenté dans les sept premiers chapitres de lépître aux Hébreux. Le « résumé » présenté ici nest pas au sens propre du mot que nous avons un souverain sacrificateur, mais que nous avons « un tel souverain sacrificateur ». « Tel » signifie « un sacrificateur de ce genre », dun genre éminent au plus haut degré le même qui a été mentionné et spécifié précédemment, pas un autre ou un différent.
Cest-à-dire, que dans la partie qui précède les sept premiers chapitres de lépître aux Hébreux- certaines choses doivent avoir été spécifiées concernant Christ en tant que souverain sacrificateur, certaines qualifications qui lui permirent de remplir ce rôle, certains attributs dignes de lui en tant que tel et qui sont résumés dans ce texte : « Maintenant, après ce qui vient dêtre dit, nous avons un tel souverain sacrificateur. »
Pour avoir une claire compréhension de ce passage, pour capter la vraie portée et limplication davoir « un tel souverain sacrificateur » il est donc nécessaire dexaminer la partie précédente de lépître. La totalité du septième chapitre est consacrée à lexamen de ce sacerdoce. Le sixième chapitre se termine avec la pensée de ce sacerdoce et le cinquième est consacré à la même chose. Le quatrième chapitre est la continuation du troisième, qui commence par lexhortation : « Considérez lapôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus ». Et ceci est la conclusion de ce qui avait été dit précédemment. Le deuxième chapitre se termine avec lidée que Christ : « fut un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle », ceci en conclusion de ce qui a déjà été présenté. Le premier et le deuxième chapitres traitent du même sujet.
Cette brève esquisse suffit à démontrer que la grande pensée globale des sept premiers chapitres de lépître aux Hébreux, est le sacerdoce de Christ et que les vérités présentées, quelle que soit leur forme sont tout simplement des variations de cette grande vérité de son sacerdoce résumées dans ces mots : « Nous avons un tel souverain sacrificateur. »
En conséquence, pour découvrir la véritable importance et la signification de cette expression « un tel souverain sacrificateur », il est nécessaire de commencer depuis le début, par les premiers mots du livre aux Hébreux, et en maintenant lidée dun bout à lautre que le fil conducteur présenté ici, cest « un tel souverain sacrificateur » ; tout ce qui est dit, est énoncé dans le seul grand but de montrer à tout homme que « nous avons un tel souverain sacrificateur ». Pour si riches et si complètes que soient les vérités en elles-mêmes, concernant Christ, contenues dans ces chapitres successifs, il faut constamment garder en mémoire quelles sont toutes exprimées dans le seul but de faire ressortir que « nous avons un tel souverain sacrificateur ». En étudiant ces vérités telles quelles sont présentées dans lépître, noublions pas quelles sont subordonnées et tributaires de la grande vérité centrale qui en est aussi le résumé : « nous avons un tel souverain sacrificateur ».
Dans Hébreux deux, en conclusion des arguments présentés ici, il est dit : « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin quil fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu... » Ici, il est dit que labaissement de Christ, sa ressemblance avec lhomme, ayant été fait chair et habitant parmi les hommes, furent nécessaires « afin quil fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle ». Mais pour apprécier la grandeur de son abaissement et le sens réel de sa situation dans la chair, en tant quhomme et Fils de lhomme, il est nécessaire de savoir ce quétait auparavant sa grandeur en tant que Dieu et Fils de Dieu, et ceci est le sujet du premier chapitre.
Labaissement de Christ, sa position et sa nature, tel quil fut dans la chair et dans le monde, se trouvent expliquées dans le deuxième chapitre des Hébreux plus complètement que nulle part ailleurs dans les Écritures. Mais ceci se trouve au deuxième chapitre. Et il nous faut dabord comprendre le premier chapitre avant de passer au second pour en suivre la pensée et largumentation.
Dans le premier chapitre des Hébreux, la position, la grandeur et la nature de Christ, tel quil était au ciel avant sa venue sur la terre, se trouvent décrites mieux que partout ailleurs. Cela démontre quune claire compréhension de sa nature et de sa position, tel quil fut au ciel, est essentielle pour comprendre sa position et sa nature, tel quil fut sur terre. Et puisquil lui appartint dêtre ce quil a été sur la terre afin de devenir un sacrificateur miséricordieux et fidèle, il est capital de le connaître tel quil était dans le ciel. Cette position, précédant celle quil occupa sur la terre, est donc une partie essentielle de lévidence résumée dans lexpression : « nous avons un tel souverain sacrificateur ».
CHAPITRE 2
(index)
CHRIST EN TANT QUE DIEU
Quelle est donc la pensée centrale du premier chapitre des Hébreux concernant Christ ?
Tout dabord, Dieu le Père- est présenté comme linterlocuteur des hommes qui, « après avoir autrefois,...parlé à nos pères par les prophètes, ... nous a parlé par le Fils ».
Cest ainsi que Christ, le Fils de Dieu, nous est présenté. Ensuite, on nous dit du Fils et du Père : « quil [le Père] a établi héritier de toutes choses, par lequel il [le Père, par le moyen du Fils] a aussi créé le monde ». Ainsi, en introduction à létude de Christ comme souverain sacrificateur, il nous est présenté comme étant avec Dieu le créateur et le Verbe ou la Parole active et vivifiante dans la création : « par lequel il a aussi créé le monde ».
Concernant le Fils de Dieu lui-même, nous lisons : lequel « étant le reflet de sa gloire et lempreinte de sa personne (Dieu le Père), et soutenant toutes choses par sa Parole puissante, a fait la purification des péchés et sest assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. »
Ceci nous apprend que dans les cieux, la nature de Christ était la nature de Dieu ; que dans sa personne et dans sa substance, il est limpression et le caractère mêmes de Dieu. Ceci veut dire, que dans le ciel, avant quil ne vienne sur cette terre, Christ était de la même nature et de la même substance que Dieu.
Cest pourquoi, il est dit de lui : il est « devenu dautant supérieur aux anges quil a hérité un nom plus excellent que le leur ». Ce nom « plus excellent » est le nom de Dieu qui est donné par le Père à son Fils, au huitième verset : « Au Fils, il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel. »
Ainsi, il est « plus excellent que les anges », comme Dieu lest en comparaison avec eux. Et cest à cause de cela quil possède un nom plus excellent, qui exprime ce quil est dans sa nature profonde. Et ce nom, il la par héritage ; ce nest pas un nom qui lui fut donné, mais un nom quil a hérité.
Il est dans la nature des choses, et cest une vérité éternelle, que le seul nom possible quune personne puisse hériter est le nom de son père. Ce nom de Christ qui est plus excellent que celui des anges, est le nom de Son Père. Or, le nom de son Père est Dieu. Le nom quil a par héritage est donc aussi Dieu. Et ce nom est le sien car il est « plus excellent » que celui des anges. Ce nom étant Dieu est « plus excellent » que celui des anges car Dieu est meilleur que les anges.
Sa position et Sa nature, meilleures que celles des anges, sont dautant plus excellentes : « Car auquel des anges a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, je tai engendré aujourdhui ? » Et encore : « Je serai pour lui un Père et il sera pour moi un Fils. » Ceci confirme la pensée du « nom excellent » mentionnée plus haut. Car, étant le Fils de Dieu et Dieu étant son Père- il a obtenu par héritage le nom de son Père qui est « Dieu » et qui est dautant plus excellent que le nom des anges, dans la mesure où Dieu lest plus queux.
La même pensée est confirmée dans les paroles qui suivent : « Et lorsquil introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu ladorent. » Il est tellement meilleur que les anges quil est adoré par eux, et ceci en accord avec la volonté de Dieu, car il est Dieu dans sa nature.
La pensée de ce puissant contraste entre Christ et les anges saffermit encore davantage : « De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, et de ses serviteurs une flamme de feu. Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu, est éternel. »
Il continue : « le sceptre de ton règne est un sceptre déquité ; Tu as aimé la justice et tu as haï liniquité ; cest pourquoi, ô Dieu, ton Dieu ta oint dune huile de joie au-dessus de tes égaux. »
Le Père dit en parlant du Fils : « Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, et les cieux sont louvrage de tes mains ; ils périront, mais tu subsistes ; ils vieilliront tous comme un vêtement, tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; mais toi, tu restes le même, et tes années ne finiront point ».
Remarquez les contrastes et découvrez la nature de Christ. Les cieux périront, mais lui subsiste. Les cieux vieilliront, mais ses années ne finiront point. Les cieux seront changés, mais lui reste le même. Ceci démontre quil est Dieu : de la nature de Dieu.
Ce contraste entre Christ et les anges est encore plus frappant : « Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusquà ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ? Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? ».
Ainsi, dans le premier chapitre des Hébreux, Christ est exalté au-dessus des anges, comme Dieu. Et il est beaucoup plus exalté que les anges, comme Dieu, pour la raison quil est « Dieu ».
Dans ce chapitre, il est montré comme ayant hérité du nom de Dieu parce quil est de la nature de Dieu. Et sa nature est si complètement celle de Dieu, quil est la véritable empreinte et substance de Dieu.
Tel est Christ le Sauveur, Esprit de lEsprit, substance de la substance de Dieu.
Ceci est essentiel pour comprendre le chapitre deux où sera révélée sa nature en tant quhomme.
CHAPITRE 3
(index)
CHRIST EN TANT QUHOMME
Lidentité de Christ avec Dieu, telle quelle nous est présentée au premier chapitre des Hébreux, nest quune introduction qui a pour objet détablir son identité avec lhomme, telle quelle nous est démontrée dans le deuxième chapitre.
Sa ressemblance avec Dieu, exprimée dans le premier chapitre des Hébreux, est lunique base dune vraie compréhension de sa ressemblance avec lhomme, du second chapitre.
Et cette ressemblance avec Dieu nexiste pas dans le sens dune simple image ou représentation, mais cest une ressemblance dans le sens dêtre réellement comme lui, de la même nature, « lempreinte de sa personne », lEsprit de lEsprit, la substance de la substance de Dieu.
Tout ce qui précède doit nous aider à saisir sa ressemblance avec lhomme. Cest-à-dire : à partir de cela nous devons comprendre que sa ressemblance avec lhomme ne lest pas simplement dans la forme, lapparence ou la représentation, mais dans sa nature, dans sa substance. Sil nen était pas ainsi, tout le premier chapitre des Hébreux, avec son information détaillée, naurait aucun sens et serait déplacé.
Quelle est donc cette vérité : Jésus semblable aux hommes, selon le chapitre deux des Hébreux ?
En gardant à lesprit la pensée centrale du premier chapitre et des quatre premiers versets du second, -ceux qui se réfèrent à Christ en contraste avec les anges : plus exalté queux, comme Dieu lui-même- lisons le verset 5 du deuxième chapitre, là où commence le contraste de Christ avec les anges : abaissé au-dessous des anges, comme lhomme.
Ainsi, nous lisons : « En effet, ce nest pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons. Or, quelquun a rendu quelque part ce témoignage : Quest-ce que lhomme, pour que tu te souviennes de lui, ou le fils de lhomme, pour que tu prennes soin de lui ? Tu la abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, tu las couronné de gloire et dhonneur, tu as mis toutes choses sous ses pieds. En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu na rien laissé qui ne lui fût soumis. Cependant, nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises. » Mais voyons Jésus.
Ceci équivaut à dire que : Dieu na pas soumis le monde à venir aux anges, mais il la soumis à lhomme, non pas toutefois lhomme tel quil était à lorigine, car bien quau départ, le monde fût soumis à lhomme, nous voyons quil nen est pas ainsi maintenant. Lhomme perdit sa domination, et au lieu davoir toutes les choses soumises sous ses pieds, lui-même est maintenant soumis à la mort. Et il est soumis à la mort pour lunique raison quil est assujetti au péché ; car « par un seul homme, le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et quainsi, la mort sest étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché... » (Romains 5 :12). Il est soumis à la mort parce quil est assujetti au péché, car la mort nest rien dautre que le salaire du péché.
Néanmoins, il reste éternellement vrai que ce nest pas à des anges quil soumit le monde à venir, mais à lhomme. Et JÉSUS-CHRIST est lHOMME.
Car, bien que cette domination ait été donnée à lhomme et que, « nous ne voyons pas encore maintenant que toutes choses lui soient soumises » ; bien que lhomme ait reçu la domination sur tout, et que maintenant nous constatons que cette domination est perdue par cet homme, nous devons encore « voir » ce Jésus, homme, venir reconquérir cette domination originelle. Nous devons voir Jésus, en tant quhomme, mettre « toutes choses sous ses pieds ».
Cet homme était le premier Adam ; cet autre Homme est le second Adam. Le premier Adam fut créé un peu au-dessous des anges ; le second Adam, Jésus, fut « abaissé... au-dessous des anges ».
Le premier Adam ne resta pas dans la position où il fut fait « au-dessous des anges ». Il perdit cela et descendit encore plus bas, il fut assujetti au péché ; ainsi, il fut soumis à la souffrance et même jusquà la souffrance de la mort.
Et, le second Adam, nous le voyons dans la même position, dans la même condition : « Celui qui a été abaissé... au-dessous des anges, Jésus. » Et « celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus dUN SEUL ».
Celui qui sanctifie, cest Jésus. Ceux qui sont sanctifiés sont les hommes de toutes nations, langues, royaumes et peuples. Et un homme, sanctifié de nimporte quelle nation, langue, royaume ou peuple, est une démonstration divine que chaque âme de cette nation, langue, royaume ou peuple peut être sanctifiée. Et Jésus étant devenu lun deux, pour quil puisse les conduire tous à la gloire démontre quil fait entièrement partie de lhumanité ; que lui, en tant quhomme et les hommes eux-mêmes sont « issus dun seul ; cest pourquoi il na pas honte de les appeler frères. »
En conséquence, de même que dans le ciel, il fut plus exalté que les anges et fut « comme Dieu », ainsi sur la terre, il fut inférieur aux anges, en tant quhomme. De la même façon, que quand il fut plus exalté que les anges, comme Dieu, lui et Dieu furent un, sur la terre ; ainsi aussi, quand il fut abaissé au-dessous des anges, comme homme, lhomme et lui furent un. Cest-à-dire que tout aussi certainement quen ce qui concerne Dieu, lui et Dieu sont un même Esprit, une même nature et une même substance, ainsi, en ce qui concerne lhomme, Christ et lhomme ne sont quun en chair, en nature et en substance.
La ressemblance de Christ avec Dieu, et la ressemblance de Christ avec lhomme, le sont aussi bien dans la forme que dans la substance. Sinon, le premier chapitre de lépître aux Hébreux naurait pas de sens, en tant quintroduction du second chapitre. Le premier chapitre serait déplacé, sans raison dêtre, comme introduction au chapitre suivant.
CHAPITRE 4
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COMMENT JÉSUS « PARTICIPA »
Le premier chapitre des Hébreux révèle que la ressemblance de Christ avec Dieu nexistait pas simplement dans la forme mais dans la substance ; et le second chapitre montre, avec la même clarté, que sa ressemblance avec lhomme n'est pas seulement dans la forme ou laspect extérieur, mais dans sa nature et substance même. Il ressemble aux hommes tels quils sont, exactement. Cest pourquoi il est écrit : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu... Et la Parole a été faite chair et elle a habité parmi nous. » (Jean 1 :1-14).
Et en ce qui se réfère à sa ressemblance avec lhomme, tel quil est dans sa nature déchue, pécheresse, et non comme il était à lorigine, sans péché, ceci est confirmé par le fait que Jésus fut "abaissé ... au-dessous des anges, ... à cause de la mort qu'il a soufferte". Nous voyons donc que Jésus fut fait, dans sa situation d'homme, tel que lhomme se trouve depuis quil est sujet à la mort.
Tout aussi certainement que nous voyons Jésus devenu inférieur aux anges par les souffrances de la mort, il est démontré ainsi quil prit la nature de lhomme telle quelle fut après avoir connu la mort et non comme elle était avant lintroduction de celle-ci.
Mais la mort ne vint quà cause du péché. Si le péché nétait pas venu, la mort non plus naurait pas apparu. Et nous voyons que Jésus devint un peu inférieur aux anges par les souffrances de la mort. En conséquence, il a bien pris la nature de lhomme telle qu'elle est depuis que le péché est apparu. Il en fut ainsi pour qu'il pût « goûter la mort pour chaque homme ». Cest en devenant homme quil pouvait atteindre l'homme, et venir jusquà lhomme là où il se trouve. Lhomme est assujetti à la mort. Aussi fallait-il que Jésus fut fait homme, tel qu'il est depuis qu'il est assujetti à la mort.
« Il convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut. » (Hébreux 2 :10). En se faisant homme, il lui convenait de devenir tel que lhomme. Lhomme est assujetti à la souffrance et il fallait quil le soit aussi.
Avant que lhomme ne péchât, il nétait nullement assujetti à la souffrance. Si Jésus était venu dans la nature humaine tel quil était avant lentrée du péché, cela ne lui aurait pas permis de comprendre les souffrances de lhomme et, en conséquence, il naurait pu l'atteindre pour le sauver. Mais, vu qu'il "convenait, en effet, que celui pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut", il est clair que Jésus, en devenant homme, partagea la nature de lhomme, telle quelle est depuis quil est assujetti à la souffrance, et même la souffrance de la mort, qui est le salaire du péché.
Il est écrit : « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même ». (Hébreux 2 :14). Il a dans sa nature humaine, pris la même chair et le même sang que ceux des hommes. En une seule phrase, nous trouvons tous les mots qui pouvaient être employés pour rendre cette idée évidente et positive.
Les enfants des hommes sont participants du sang et de la chair; c'est pour cette raison qu'il participa aussi au sang et à la chair.
Mais ceci nest pas tout: il partagea aussi la même chair et le même sang auxquels les enfants participent. C'est-à-dire que, lui-même, participa de la même façon, à la même chair et au même sang que les enfants.
Nous voyons que le Saint-Esprit désire tellement que cette vérité devienne si évidente et soit comprise par tous, quil ne se contente pas d'employer le minimum de mots dans cette révélation, mais au contraire il accumule les expressions pour se faire comprendre. Il est donc dit que tout aussi certainement que les enfants participent au sang et à la chair, lui aussi a pris part au même sang et à la même chair.
Et il le fit « afin que par la mort... il puisse délivrer ceux qui, par peur de la mort, étaient toute leur vie assujettis à lesclavage ». Il prit part à la même chair et au même sang que nous avons dans lesclavage du péché et la peur de la mort, afin de pouvoir nous délivrer de cet esclavage et de cette peur.
Ainsi, « Celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifié sont tous issus dun seul ; cest pourquoi il na pas honte de les appeler frères. »
Cette grande vérité de la parenté, cette fraternité par le sang, de Christ avec les hommes, est enseignée dans lÉvangile dans la Genèse. Car quand Dieu fit son alliance éternelle avec Abraham, les sacrifices furent coupés en deux, et Abraham et Lui, passèrent au milieu (Genèse 15 :8-18 ; Jérémie 34 :18, 19 ; Hébreux 7 :5-9). Par cet acte, le Seigneur entra dans lalliance la plus solennelle connue en Orient et de tout le genre humain, lalliance de sang, et Il devint ainsi « frère de sang » dAbraham, une relation qui dépasse toute autre.
Cette grande vérité de la parenté par le sang, de Christ avec lhomme, est enseignée davantage dans le Lévitique. On y trouve la loi du rachat des hommes et de leur héritage. Quand lun des enfants dIsraël avait perdu son héritage, ou que lui-même avait été vendu en esclavage, il y avait un moyen de rachat prévu. Sil était capable de se racheter lui-même ou son héritage, il pouvait le faire. Mais sil nétait pas capable de se racheter lui-même, alors le droit de rachat incombait à son plus proche parent par le sang. Il incombait non seulement à celui qui était proche parmi ses frères, mais à celui qui était le plus proche parent (Lévitique 25 : 24-28 ; 47-49 ; Ruth 2 :20 ; 3 :9,12, 13 ; 4 : 1-14).
Ainsi, déjà dans la Genèse et le Lévitique, on enseigna durant toute cette époque, ce que nous retrouvons ici dans lépître aux Hébreux: la vérité que lhomme a perdu son héritage et quil est lui-même aussi en esclavage. Et vu qu'il ne peut pas se racheter lui-même, ni son héritage, le droit de rachat incombe au plus proche parent qui en est capable. Et Jésus-Christ est le seul dans tout lunivers à en être capable.
Pour être le Rédempteur, il faut non seulement être capable de lêtre, mais encore être un parent par le sang ; et être non seulement le plus proche parent, mais le plus proche parent par le sang. Ainsi donc, comme les enfants de lhomme les enfant de celui qui perdit son héritage- sont participants à la chair et au sang, lui aussi prit part à la chair et au sang dans la vrai substance de la nature humaine et devint notre plus proche parent. En conséquence, il est écrit que Lui et nous, nous sommes Un ; cest pourquoi, Il na pas honte de nous appeler frères.
Mais lÉcriture ne sarrête pas là après avoir énoncé cette vérité capitale. Elle dit encore : « Car assurément, ce nest pas à des anges quil vint en aide, mais à la postérité dAbraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères », « ses frères par le sang ». Il devint ainsi la confirmation de lalliance éternelle.
Et il le fit dans un but: «ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés », vu qu'il « compatir à nos faiblesses » ayant « été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Hébreux 4 :15). Ayant été fait, dans sa nature humaine, semblable à nous en toutes choses, il pouvait être tenté en toutes choses comme nous le sommes, et il le fut réellement. La seule manière pour lui dêtre « tenté comme nous », cétait de devenir en tous points semblable à nous.
Comme dans sa nature humaine, il est un avec nous, et qu'il « a prit nos infirmités » (Matthieu 8 :17), il avait la possibilité de compatir à nos infirmités. Étant en toutes choses comme nous, il pouvait, lorsquil était tenté, sentir exactement ce que nous sentons quand nous le sommes, et ressentir toutes choses comme nous à ce sujet ; ainsi, il peut aider et sauver pleinement ceux qui le reçoivent. Comme dans sa chair, il fut aussi faible que nous le sommes et « ne pouvait rien faire de lui-même » (Jean 5 :30), ainsi quand il porta nos souffrances et se chargea de nos douleurs (Ésaïe 53 : 4) et fut tenté comme nous le sommes, sentant les choses comme nous les sentons, par sa foi divine, il conquit tout par le pouvoir de Dieu que cette foi lui apporta, et quil nous a apporté dans notre chair.
Il sensuit quil a reçu le nom dEmmanuel « Dieu avec nous », non pas « Dieu avec lui » seulement mais « Dieu avec nous ». Dieu était avec lui, depuis toujours, et il l'aurait été encore, s'il n'était pas donné pour nous. Mais l'homme, à cause du péché, fut privé de la présence de Dieu, et Dieu voulut venir vers nous. Aussi, Jésus devint « nous » afin quétant avec Lui, Dieu puisse être aussi avec nous. Tel est Son nom, car cest ce quil est. Béni soit son nom !
Telle est la foi de Jésus et son pouvoir. Il est ainsi notre Sauveur : un avec Dieu, et un avec lhomme. En conséquence, il est capable de sauver pleinement les âmes qui sapprocheront de Dieu par Lui.
CHAPITRE 5
(index)
« SOUS LA LOI »
« Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu... sest dépouillé Lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2 :5-7). Il fut fait semblable aux hommes, comme ils sont, et là où ils sont.
« La Parole fut faite chair ». Il prit part à la même chair et au même sang que ceux auxquels participent les enfants des hommes, dans la condition où ils se trouvent depuis que lhomme est tombé dans le péché. Et ainsi, il est écrit que : « lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils... né sous la loi ».
Être sous la loi, cest être coupable, condamné, sujet à la malédiction. Car il est écrit : « Nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu... car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3 :19, 23 ; 6 :14).
La culpabilité du péché apporte la malédiction. Dans Zacharie 5 : 1-4, le prophète aperçoit « un rouleau qui vole ; il a vingt coudées de longueur, et dix coudées de largeur. » Le Seigneur lui dit : « C'est la malédiction qui se répand sur tout le pays. » Et quelle est donc la cause de la malédiction qui se répand sur toute la terre ? Celle-ci : « Tout voleur sera chassé dici (comme il est dit dans la première table de la loi) et tout parjure (comme il est dit dans la seconde partie du rouleau) sera chassé dici. »
Ce rouleau est la loi de Dieu. Un des commandements de chacune des deux tables est cité pour montrer que les deux tables de la loi sont concernées. Toux ceux qui volent - tous ceux qui transgressent la loi concernant la deuxième table de la loi- seront chassés en accord avec cette partie de la loi; et ceux qui parjurent -qui transgressent la première partie de la loi- seront chassés, en accord avec cette partie de la loi.
Le système céleste denregistrement na nul besoin de transcrire lénoncé de chaque péché particulier de chaque homme ; il suffit de noter dans le rouleau appartenant à chaque homme, le commandement particulier qui a été transgressé. Et si un tel rouleau accompagne chaque homme là où il va ou même sil reste dans sa maison- prouve que la malédiction est répandue : « Je la répands, dit lÉternel des armées, afin qu'elle entre dans la maison du voleur et de celui qui jure faussement en mon nom, afin qu'elle y établisse sa demeure. » (Zacharie 5 :4).
A moins quun remède ne soit trouvé, ce rouleau de la loi restera jusquà ce que la malédiction consume cet homme et sa maison « avec le bois et les pierres », cest-à-dire jusquà ce que la malédiction dévore la terre dans ce grand jour « où les éléments embrasés se dissoudront » dans une chaleur ardente. Car « l'aiguillon de la mort, c'est le péché; et la puissance du péché, c'est la loi » (1 Corinthiens 15 :56 ; Esaïe 24 : 5, 6 ; 2 Pierre 3 :10-12).
Mais, rendons grâces à Dieu : « Dieu a envoyé son Fils, né d'une femme, né sous la loi, afin qu'il rachetât ceux qui étaient sous la loi.» (Galates 4 : 4, 5). Par sa venue, il apporta la rédemption à chaque âme qui se trouve sous la loi. Afin dapporter aux hommes une parfaite rédemption sous la loi, il dut venir lui-même vers les hommes, exactement là où ils sont et comme ils sont, cest-à-dire sous la loi.
Et il le fit. Il naquit sous la loi, il fut « fait » coupable et condamné par la loi. Il fut fait «coupable» tout autant que chaque homme sous la loi. Il fut « fait » sous la condamnation tout aussi pleinement que tout homme qui a violé la loi. Il fut « fait » sous la condamnation tout aussi bien que tout homme dans le monde est sous la condamnation à cause de la loi. Il fut « fait » comme étant sous la condamnation aussi complètement que tout homme dans le monde peut lêtre ou la été. Car il est écrit que : « Celui qui est pendu (au bois) est un objet de malédiction auprès de Dieu » (Deutéronome 21 :23).
La traduction littérale de l'hébreu est encore plus forte : « Celui qui est pendu au bois est la malédiction de Dieu ». Et ceci rend exactement la pensée à légard de Christ, car il a été « fait malédiction ». Ainsi, quand il naquit sous la loi, il prit aussi toute la condition de quelquun sous la loi. Il a été fait coupable; il a été fait condamné; et finalement il a été « fait malédiction ».
Gardez toujours à lesprit, que tout ceci, il « a été fait ». Il ne létait pas de lui-même, par défaut naturel, mais il « a été fait » ainsi pour nous qui sommes sous la loi; pour nous qui sommes sous la condamnation à cause des transgressions de la loi; pour nous qui sommes sous la malédiction pour avoir juré, menti, tué, volé, commis ladultère et toutes les autres infractions du rouleau de la loi de Dieu qui nous suit jusque dans notre maison.
Il « a été fait » sous la loi pour racheter ceux qui sont sous la loi. Il « a été fait » malédiction pour racheter ceux qui sont sous la malédiction, À CAUSE du fait d'être sous la loi.
Quon se souvienne toujours que ce quil a accompli a été fait dans des conditions particulières : il « a été fait » ce quil nétait pas par lui-même afin dêtre semblable à ceux quil devait sauver.
En conséquence, tout homme dans le monde qui connaît le sentiment de culpabilité, connaît aussi ce que Jésus éprouva pour lui et, par conséquent, il sait à quel point Jésus est venu près de lui. Tous ceux qui savent ce qu'est la condamnation, savent exactement ce que Christ a senti pour eux, et ils comprennent aussi à quel point Jésus est capable de sympathiser avec eux, et de les racheter. Quiconque connaît ce qu'est la malédiction du péché, « la plaie de son coeur » (1 Rois 8: 38) peut comprendre exactement ce que Jésus expérimenta pour lui, et à quel point il s'est identifié avec lui, dans une même expérience, avec lui.
En portant la culpabilité, en étant sous la condamnation, et sous le poids de la malédiction, Jésus, durant toute une vie dans ce monde de culpabilité, de condamnation et de malédiction, vécu la vie parfaite de la justice de Dieu, sans jamais pécher. Et tout homme, connaissant la culpabilité, la condamnation et la malédiction, sachant que Jésus sentit réellement dans son expérience tout ceci, exactement comme l'homme le sent, si en plus, cet homme croit en Jésus, il pourra, lui aussi, connaître dans son expérience la bénédiction de la vie parfaite de la justice de Dieu dans sa vie, le rachetant de la culpabilité, de la condamnation et de la malédiction, se manifestant tout au long de sa vie, le gardant absolument de pécher.
Christ a été fait sous la loi pour racheter ceux qui étaient sous la loi. Et cette oeuvre bénie est accomplie pour toute âme qui accepte une telle rédemption.
« Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous ». Ce nest pas en vain quil a été fait malédiction ; il accomplit tout ce quil avait lintention de faire au profit de chaque homme qui le recevrait. Car tout fut fait afin que « la bénédiction dAbraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi lEsprit qui avait été promis » (Galates 3 : 14).
Une fois de plus, quel que soit le but recherché et son accomplissement, il faut toujours garder à l'esprit le FAIT que, dans son abaissement, dans son dépouillement de Lui-même, étant semblable à lhomme et fait chair, Christ fut fait sous la loi, sous la culpabilité, -sous la condamnation et la malédiction- aussi réellement et entièrement que toute âme qui doit être rachetée.
Et ayant connu tout ceci, il peut devenir lauteur dun salut éternel, capable de sauver pleinement de la plus profonde déchéance, tous ceux qui viennent à Dieu par Lui.
CHAPITRE 6
(index)
« NÉ DUNE FEMME »
De quelle manière Christ eut-il part à la chair ?Comment participa-t-il à la nature humaine ? Exactement de la même façon que nous et que tous les enfants des hommes. Car il est écrit : « puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même. »
« Également » signifie : dans la même manière, dune façon semblable. Ainsi Jésus participa au même sang et à la même chair qu'ont les hommes, de la même façon que ceux auxquels les enfants des hommes participent. Cest par la naissance que les enfants y prennent part. Il fit de même ; cest pourquoi les Écritures disent qu'un « enfant nous est né ».
En harmonie avec ce qui précède, nous lisons que : « Dieu a envoyé son Fils, né dune femme » (Galates 4 :4). Étant venu dans ce monde, né dune femme, il naquit forcément du seul genre de femme que le monde connaisse.
Pourquoi dut-il être « né dune femme » et non dun homme ? Pour la simple raison quêtre « né dun homme » ne laurait pas approché suffisamment du genre humain, tel quil est, sous le péché ; il est « né dune femme », afin de descendre au plus bas, jusqu'au dernier recoin de la nature humaine dans son péché.
Pour faire ceci, il fallait quil naisse dune femme, et non dun homme, parce que la femme et non lhomme fut à lorigine de la transgression. Parce que «ce n'est pas Adam qui a été séduit, c'est la femme qui, séduite, s'est rendue coupable de transgression » (1 Timothée 2 : 14).
S'il était descendu de lhomme seulement, il n'aurait pas atteint la totalité du péché, vu que la femme avait péché, et que le péché était ainsi entré dans le monde avant que lhomme péchât.
Christ naquit donc de la femme dans le but de pouvoir rencontrer le grand monde du péché à sa véritable source de son entrée dans le monde. S'il était né d'une autre façon que d'une femme, il naurait parcouru que la moitié du chemin, ce qui aurait signifié en fait la totale impossibilité de racheter les hommes.
Ce devait être la postérité de la femme qui devait écraser la tête du serpent; et ce n'est que comme postérité de la femme, donc né d'une femme, qu'il pouvait affronter le serpent sur son propre terrain, précisément là où le péché entra dans ce monde.
Ce fut la femme, dans ce monde, qui fut la première impliquée dans la transgression. C'est par elle que le péché entra à l'origine. Aussi, pour racheter les enfants des hommes du péché, celui qui serait le Rédempteur, devait venir au-delà de l'homme, pour rencontrer le péché qui fut dans le monde avant que l'homme péchât.
C'est pour cela que Christ, qui vint nous racheter, naquit d'une femme. Étant né d'une femme, il put suivre la trace du péché jusqu'aux origines de son entrée dans le monde, par la femme. Ainsi, pour venir à la rencontre du péché dans le monde, et l'éradiquer jusqu'à exterminer son dernier vestige, il est logique qu'il partageât la nature humaine, telle qu'elle est depuis l'entrée du péché.
S'il n'en avait pas été ainsi, il n'y aurait eu aucune raison pour qu'il fût « né dune femme ». S'il nétait pas venu en contact étroit avec le péché, tel quil est dans le monde et la nature humaine, s'il avait dû être séparé de lui au plus petit degré, alors il naurait pas eu besoin de naître dune femme.
Mais comme il est né d'une femme, et non dun homme, comme il fut fait de celle par qui le péché entra dans le monde à son origine; et non de lhomme, qui entra dans le péché après quil fût dans le monde, ceci démontre au-dessus de toute question, quentre Christ et le péché, entre Christ et la nature humaine telle qu'elle était après l'entrée du péché, il ny a pas lombre dun degré de séparation. Il a été fait chair; il a été fait péché. Il a été fait chair, de la chair telle quelle est dans le monde, et il a été fait péché précisément tel que le péché est.
Tout ceci fut nécessaire afin de racheter l'humanité perdue. Pour lui, être séparé dune ombre de degré de ceux quil venait racheter aurait signifié l'échec total.
En conséquence, de même quil fut fait « sous la loi » parce qu'il est venu racheter ceux qui sont sous la loi; il fut fait malédiction, parce que ceux qu'il est venu racheter sont sous la malédiction; il fut aussi « fait péché » parce qu'il est venu racheter ceux qui sont pécheurs ; et il dut être fait précisément de la même chair et du même sang que ceux quil est venu racheter; et il dut naître « dune femme » parce que le péché fut à l'origine introduit dans le monde par la femme.
En conséquence, il est exacte, sans aucune exception, qu'il « dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères » (Hébreux 2 :17).
Sil navait pas fallu quil soit de la même chair que ceux quil vint racheter, alors il ny aurait aucune raison pour quil ait été « fait chair ». Plus encore : puisque l'unique chair qui existe dans ce vaste monde, cette pauvre chair, perdue, pécheresse que possède tout homme, s'il navait pas pris cette chair-là, alors, il ne vint jamais vraiment dans ce monde qui avait besoin dêtre racheté. S'il vint dans une nature humaine différente de celle qui existe réellement dans ce monde, alors, malgré sa venue pour atteindre et secourir l'homme, il aurait été aussi loin de lhomme que s'il n'était jamais venu. Si tel avait été le cas, il aurait été aussi éloigné que s'il avait été dans un autre monde et s'il n'était jamais venu dans le nôtre.
Il n'y a pas de doute que lors de sa naissance, Christ prit part à la nature de Marie, « la femme » de laquelle il fut fait. Mais lesprit charnel a du mal à admettre que Dieu, dans sa perfection et sa sainteté, pût supporter de venir parmi les hommes étant semblable à eux dans leur culpabilité. Cest pourquoi, des efforts on été faits pour échapper aux conséquences de cette glorieuse vérité qui implique le dépouillement du moi, en inventant une théorie selon laquelle la nature de la vierge Marie était différente de celle du reste du genre humain : que sa chair nétait pas exactement la même que celle des autres. Cette invention prétend que, par un étrange procédé, Marie fut différente du reste des humains, dans le but particulier que Christ puisse naître delle de la façon qui convenait.
Cette fabulation a abouti à ce qui est connu comme le dogme catholique romain de limmaculée conception. Beaucoup de Protestants, si ce nest limmense majorité dentre eux, avec d'autres non catholiques, croient que limmaculée conception se réfère à la conception de Jésus par la vierge Marie. Mais ceci est une grosse erreur. Cela ne se rapporte absolument pas à la conception de Christ par Marie, mais à celle de Marie elle-même par sa mère.
La doctrine officielle et « infaillible » de limmaculée conception, telle qu'elle est solennellement définie dans un article de foi, par le pape Pie IX, parlant ex cathedra, le 8 Décembre 1854, se présente comme suit :
« Par lautorité de notre Seigneur Jésus-Christ et des apôtres bénis Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous déclarons, prononçons et précisons que la doctrine de la vierge Marie très bénie, qui dès le premier instant de SA conception, par une grâce et un privilège spéciaux du Très-Haut, en raison des mérites de Jésus-Christ, le Sauveur de l'humanité, fut exemptée et préservée de toute souillure du péché originel, est une doctrine qui a été révélée par Dieu et, par conséquent, elle doit être crue fermement et avec constance par tous les fidèles.
Donc, si pour quelque raison que ce soit, quelquun prétend dans son coeur penser différemment de ce que nous avons défini, qu'il sache et comprenne quil est condamné par son propre jugement, que sa foi a fait naufrage et quil est déchu de lunité de léglise. » (Catholic Bilief, p. 214).
Cette conception est définie par les auteurs catholiques de la manière suivante :
Lancien écrit "De Nativitate Christi" trouvé dans les oeuvres de Saint Cyprien dit : « Parce qu'elle (Marie) était très différente du reste de l'humanité, la nature humaine lui fut communiquée, mais sans le péché. »
Théodore, patriarche de Jérusalem, dit au second Concile de Nicé, que « Marie est réellement la mère de Dieu, et vierge avant et après la naissance de lenfant ; elle fut créée dans une condition plus sublime et plus glorieuse que toute autre nature, que ce soit intellectuelle ou corporelle. (Id., p. 216, 217).
Ceci place manifestement la nature de Marie au-delà de toute réelle ressemblance ou relation avec le genre humain ou la nature humaine. Ayant retenu cette notion, examinons ce que dit le Cardinal Gibbons :
« Nous affirmons que la seconde personne de la Sainte Trinité, la Parole de Dieu, lequel est, dans sa nature divine, engendré du Père de toute éternité, de la même substance que Lui, quand les temps furent révolus, fut à nouveau engendré en naissant de la vierge, prenant ainsi pour lui-même, de la matrice maternelle, une nature humaine de la même substance que la sienne.
« Aussi loin que le sublime mystère de lIncarnation peut être reflété par lordre naturel, la vierge bénie, sous lombre du Saint-Esprit, communiqua à la seconde personne de ladorable Trinité, comme le font toutes les mères, une vraie nature humaine de la même substance que la sienne ; de ce fait, elle est vraiment et réellement sa mère. » (Faith of our Fathers, p. 198, 199).
Associons maintenant ces deux éléments : premièrement, la nature de Marie est définie comme étant non seulement très différente du reste du genre humain, mais « plus sublime et plus glorieuse que tout autre nature ; la plaçant ainsi infiniment au-delà de toute réelle ressemblance ou relation avec le genre humain, tel que nous le sommes.
Ensuit, nous voyons que Jésus est décrit comme prenant de sa mère une nature de la même substance qu'elle.
De cette théorie, il sensuit que dans sa nature humaine, le Seigneur Jésus est « très différent » du reste du genre humain. Sa nature nest pas du tout la nature humaine.
Telle est la doctrine catholique romaine sur la nature humaine de Christ. Finalement, une telle doctrine démontre simplement que cette nature nest pas du tout humaine, mais divine : « plus sublime et plus glorieuse que toute autre nature ». Dans sa nature humaine, Christ fut tellement séparé du genre humain et tellement différent du reste de l'humanité que dans une nature telle, il ne pouvait avoir aucune sorte de sympathie pour la nature humaine.
Cependant, ceci nest pas la foi de Jésus. La foi de Jésus, cest quil « a participé au sang et à la chair comme le font les enfants.»
La foi de Jésus, cest que « Dieu envoya son propre Fils dans la ressemblance de la chair pécheresse. »
La foi de Jésus, cest quil « a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères. »
La foi de Jésus, cest quil « prit lui-même nos infirmités et fut touché par le sentiment de nos faiblesses ; étant tenté en tous point comme nous le sommes ». Sil navait pas été « comme nous », il n'aurait pas pu être tenté comme nous. Mais il fut en tous point « tenté comme nous ». Donc, il fut en tout point semblable à nous.
Dans les citations catholiques que nous avons mentionnées dans ce chapitre, nous avons présenté la position romaine sur la nature du Christ et de Marie. Dans le second chapitre des Hébreux et dans des passages similaires des Écritures, nous voyons (et nous nous sommes efforcés dans cette étude de la démontrer telle quelle est présentée dans la Bible) la foi de Jésus quant à sa nature humaine.
La foi de Rome sur la nature de Christ et de Marie, et aussi de la nôtre, jaillit cette idée que, pour la pensée naturelle, Dieu est trop pur et trop sain pour demeurer avec nous et en nous, dans notre nature humaine. Pécheurs comme nous le sommes, il ne peut venir à nous, près de nous, comme nous le sommes.
La véritable foi de Jésus est que, aussi loin que nous soyons de Dieu, dans notre culpabilité et notre nature humaine quil prit, il est venu à nous exactement là où nous sommes ; cest aussi que, infiniment pur et saint comme il lest, Dieu, en Christ, à travers son Saint-Esprit, a habité de plein gré avec nous et en nous pour nous sauver, nous purifier et nous rendre saints.
La foi catholique est que nous devons devenir purs et saints pour que Dieu puisse demeurer en nous.
La foi de Jésus cest que Dieu doit demeurer avec nous, et en nous, afin que nous devenions des êtres purs et saints.
CHAPITRE 7
(index)
LA LOI DE LHÉRÉDITÉ
« La Parole a été faite chair ».
« Quand les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né
dune femme. » (Galates 4 :4).
« Et le Seigneur a fait retomber sur lui liniquité de nous
tous. » (Esaïe 53 :6).
Nous avons vu qu'étant né dune femme, Christ a atteint le
péché à la source même de son entrée dans ce monde et qu'il devait naître
dune femme pour le faire. Nous avons aussi vu que liniquité des péchés de
nous tous retomba sur Lui.
Tous les péchés de ce monde, depuis son origine jusquà sa fin, retombèrent sur Lui : le péché tel quil est en lui-même, le péché tel quil est commis par nous, le péché dans sa tendance, et le péché dans l'acte, le péché héréditaire en nous, non commis par nous; et le péché que nous commettons.
De cette façon seulement liniquité de nous tous pouvait retomber sur Lui. Par sa soumission à la loi de lhérédité, Jésus pouvait atteindre le péché dans sa vraie dimension, tel quil est véritablement. Sinon, seuls les péchés que nous commettons effectivement auraient pu retomber sur Lui, avec la culpabilité et la condamnation qui leur correspondent. Mais outre ceci, il existe chez chaque personne, la tendance au péché, héritée de plusieurs générations antérieures et qui na pas abouti à lacte de péché, mais qui est toujours disposée, quand loccasion le permet, à se consumer en commettant l'acte de péché. Le grand péché de David en est une bonne illustration (Psaume 51 : 5 ; 2 Samuel 11 :2).
La délivrance du péché ne nous sauve pas seulement des péchés effectivement commis, mais nous garde den commettre dautres. Et pour quil puisse en être ainsi, cette tendance héréditaire à pécher doit être affrontée et soumise; nous devons être remplis par le pouvoir qui nous garde de pécher, un pouvoir pour vaincre cette tendance ou désavantage héréditaire à pécher qu'il y a en nous.
Tous les péchés que nous commettons actuellement ont été chargés sur Lui ; ils lui furent imputés afin que Sa justice puisse retomber sur nous, puisse nous être imputée. Notre tendance au péché est aussi retombée sur Lui, dans son être « fait chair » et « né dune femme », de la même chair et du même sang que nous, pour que sa justice puisse être réellement manifestée en nous, dans la vie quotidienne.
Ainsi, il affronta le péché dans la chair quil prit et il triompha de lui, ainsi quil est écrit : « Dieu envoya son propre Fils dans la ressemblance de la chair de péché » et « condamna le péché DANS LA CHAIR». Et encore : « Il est notre paix, Lui qui a aboli dans sa chair linimitié ».
Ainsi, exactement de même que nos péchés réellement commis lui furent imputés, afin que Sa justice puisse nous être imputée ; ainsi, en affrontant et en conquérant, dans la chair, la tendance au péché, et en manifestant la justice dans cette même chair, il nous rend capables -en lui, et lui en nous- d'affronter et de conquérir dans la chair, cette même tendance au péché, et de manifester la justice dans cette même chair.
Et il en est de même pour les péchés que nous avons commis effectivement, les péchés passés, sa justice nous est imputée, de la même manière que nos péchés lui furent imputés. Afin de nous garder de pécher, Sa Justice nous est impartie dans notre chair, de même que notre chair, avec sa tendance au péché, lui fut impartie. Ainsi, il est le Sauveur complet. Il nous sauve de tous les péchés que nous avons effectivement commis et il nous sauve également de tous ceux que nous pourrions commettre si nous nous séparons de lui.
Sil navait pas pris la même chair et le même sang que partagent les enfants des hommes, avec leurs tendances au péché, alors quelle raison ou philosophie justifierait l'accent mis sur sa généalogie dans les Écritures? Il descendait de David, dAbraham, dAdam; et étant fait dune femme, il atteint même ce qui précéda la chute d'Adam: les origines du péché dans le monde.
Dans cette généalogie, figurent Jojakim qui, à cause de sa méchanceté, eut « la sépulture dun âne » et fut « traîné et jeté hors des portes de Jérusalem » (Jérémie 22 :19); Manassé « fut cause que Juda et les habitants de Jérusalem ségarèrent et firent le mal plus que les nations que lÉternel avait détruites » (2 Chroniques 33: 9), Achaz "qui avait jeté le désordre dans Juda et commis des péchés contre lÉternel" (2 Chroniques 28: 19), Roboam qui naquit de Salomon après que celui-ci se fut détourné du Seigneur ; Salomon lui-même, né de David et de Bethschéba ; il y aussi Ruth la Moabite et Rahab la prostituée, ainsi quAbraham, Jessé, Asa, Josaphat, Ezéchias et Josias, cest-à-dire les pires mêlés à égalité avec les meilleurs. Les mauvaises actions, même celles des meilleurs, nous sont relatées à égalité avec les bonnes. Et dans toute cette généalogie, nous en trouverons difficilement un, dont la vie a été donnée en référence, qui ne possède pas dans son registre un acte mauvais.
Remarquez que c'est à la fin dune telle généalogie que la Parole fut faite chair et habita parmi nous. Ce fut à la fin dune telle généalogie que Jésus « naquit dune femme ». Ce fut dans une telle lignée de descendants que Dieu envoya son propre Fils dans la ressemblance de la chair de péché. Et une telle descendance, une telle généalogie représentait quelque chose pour lui, comme cest aussi le cas pour nous, en regard de la loi qui dit que les iniquités des pères retomberont sur les enfants pour trois ou quatre générations. Cela avait une signification pour Jésus, aussi bien au moment des tentations du désert que durant toute sa vie dans la chair.
Ainsi donc, par hérédité et par imputation, il fut chargé des péchés du monde. Et ainsi chargé de ce lourd désavantage, il parcourut triomphalement le terrain sur lequel, sans aucune sorte de désavantage, le premier couple échoua.
Par sa mort, il paya la pénalité de tous les péchés réellement commis, pouvant ainsi, avec équité, attribuer sa justice à tous ceux qui choisissent de la recevoir. Et pour avoir condamné le péché dans la chair, abolissant dans sa chair l'inimitié, il nous libéra du pouvoir de la loi de lhérédité. Il peut ainsi, en toute justice, impartir sa nature et son pouvoir divins afin de nous élever au-dessus de cette loi, en maintenant au-dessus delle toute âme qui le reçoit.
Ainsi, il est écrit : « Lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né dune femme, né sous la loi, afin quil rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions ladoption » (Galates 4 :4). « Car, chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon lEsprit. » (Romains 8 :3, 4). « Car il est notre paix, lui qui des deux nen a fait quun, et qui a renversé le mur de séparation, linimitié... afin ce créer en lui-même, avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix. » (Ephésiens 2 :14, 15).
Ainsi, « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, ... car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2 :17, 18).
Que la tentation vienne de lintérieur ou de lextérieur, il est le parfait bouclier contre elle ; en conséquence, il peut sauver parfaitement ceux qui viennent à Dieu par lui.
Dieu envoya son propre Fils dans la ressemblance de la chair pécheresse, Christ prenant notre nature telle quelle est dans sa culpabilité et sa dégénérescence, et Dieu habitant constamment avec lui et en lui dans cette nature; dans tout ceci, Dieu a démontré quil ny a pas dâme dans le monde si chargé de péchés ou si perdue avec laquelle il ne serait pas heureux dhabiter pour la sauver et la conduire dans la voie de la justice.
Ainsi, il est prouvé que son nom est « Emmanuel », Dieu avec nous.
CHAPITRE 8
(index)
SEMBLABLE EN TOUTES CHOSESIl est primordial de reconnaître que dans les deux premiers chapitres des Hébreux, la réflexion concernant la personne de Christ est surtout axée sur sa nature et sa substance. Dans Philippiens 2 : 5 à 8, nous voyons Christ en relation avec Dieu et avec lhomme, tout particulièrement dans sa « forme » et sa « nature ». Il est écrit : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, na point regardé comme une proie à arracher dêtre égal avec Dieu, mais sest dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il sest humilié lui-même, se rendant obéissant jusquà la mort, même jusquà la mort de la croix. »
Quand Jésus sest dépouillé lui-même, il devint homme : et Dieu fut révélé dans lHomme. Quand Jésus se dépouilla de lui-même, dun côté lhomme apparut, de lautre côté, Dieu apparut. Ainsi, Dieu et lhomme se rencontre dans la paix et deviennent Un : « Car il est notre paix, lui qui des deux nen a fait quun... ayant aboli dans sa chair linimitié... afin de créer en lui-même avec les deux (Dieu et lhomme) un seul homme nouveau, en établissant la paix. » (Éphésiens 2 :14, 15).
Celui qui était en forme de Dieu prit la forme de lhomme.
Celui qui était égal avec Dieu devint égal à lhomme.
Celui qui était Créateur et Seigneur devint créature et serviteur.
Celui qui était semblable à Dieu fut fait semblable à lhomme.
Celui qui était Dieu et Esprit, se fit homme, et chair. (Jean 1 :1, 14).
Cela est vrai non seulement pour la forme, mais aussi pour la substance. Car Christ était comme Dieu dans le sens qu'il était de sa nature, et de sa substance. Il fut fait comme les hommes, dans le sens quil fut de la nature et de la substance humaines.
Christ était Dieu. Il devint homme. Et quand il devint homme, il fut homme tout aussi réellement quil était vraiment Dieu.
Il devint homme afin de pouvoir racheter lhomme.
Il vint à lhomme là où celui-ci se trouve, pour l'amener à lui, là où il était et où il est.
Et dans le but de racheter l'homme de ce qu'il est, il fut fait ce que l'homme est:
Lhomme est chair (Genèse 6 :3 ; Jean 3 :6). « Et la Parole a été faite chair » (Jean 1 :14 ; Hébreux 2 :14).
Lhomme est sous la loi (Romains 3 :19). Christ fut fait « sous la loi » (Galates 4 :4).
Lhomme est sous la malédiction (Galates 3 :10 ; Zacharie 5 :1-4). Christ fut fait malédiction (Galates 3 :13).
Lhomme est vendu au péché (Romains 7 :14) et chargé diniquité (Ésaïe 1: 4). « Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous » (Ésaïe 53 :6).
Lhomme est un corps de péché (Romains 6 :6). Et Dieu la fait devenir péché pour nous (2 Corinthiens 5 :21).
Ainsi, littéralement, « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères ».
Cependant, on ne doit jamais oublier, et il faut garder constamment dans le coeur et lesprit que rien de ce qui est relatif à l'humanité, la chair, le péché, la malédiction, ne venait de Christ lui-même, ni n'eut son origine dans aucune nature ou faute propres. Il « fut fait » tout ceci. « Il s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ».
Et en tout ceci, il fut fait ce quil nétait pas avant, afin que lhomme puisse être fait, maintenant et pour toujours ce quil nétait pas.
Christ était le Fils de Dieu. Il devint le Fils de lhomme, afin que les enfants des hommes puissent devenir fils de Dieu (Galates 4 :4 ; 1 Jean 3 :1).
Christ était Esprit (1 Corinthiens 15: 45). Il devint chair afin que lhomme, qui est chair, puisse devenir esprit (Jean 3 :6 ; Romains 8 :8-10).
Christ, dont la nature était entièrement divine, fut fait participant de la nature humaine, afin que nous, qui sommes entièrement de la nature humaine, nous puissions « devenir participants de la nature divine » (2 Pierre 1 :4).
Christ, qui ne connu pas le péché, fut fait péché afin que nous, qui ne connaissions pas la justice, nous puissions être faits justice, et même justice de Dieu.
De même que la justice de Dieu, de laquelle lhomme est fait en Christ, est la véritable justice, ainsi, le péché de l'homme, duquel Christ fut fait dans la chair, était le véritable péché.
Aussi certainement que nos péchés, quand ils sont sur nous, sont de véritables péchés, tout aussi certainement quand ils furent chargés sur Lui, ils furent pour lui de vrais péchés.
Aussi certainement que cette culpabilité est liée à ces péchés, et à nous à cause de ces péchés, quand ils sont sur nous, ainsi aussi cette culpabilité liée à nos péchés mêmes, et à cause d'eux, a reposé sur Christ quand ils furent déposés sur Lui.
De la même manière que ces péchés nous produisaient un sentiment réel de condamnation et de découragement, quand ces péchés -nos péchés- furent placés sur Lui, ils lui produisirent un sentiment réel de condamnation et de découragement en raison de sa pleine compréhension de la culpabilité de ces péchés là.
Ainsi, la culpabilité, la condamnation, le découragement causé par la connaissance du péché furent siens, ils furent un fait dans son expérience consciente, aussi réel quils le sont dans la vie de n'importe quel pécheur qui ait jamais existé sur la terre. Et cette effroyable vérité apporte à toute âme pécheresse la glorieuse vérité que la justice de Dieu, le repos, la paix et la joie de cette justice, sont un fait dans lexpérience consciente du croyant en Jésus dans ce monde, d'une façon aussi réelle qu'ils le furent dans la vie de toute être saint qui ait jamais habité dans le ciel.
Celui qui connaissait la grandeur de la justice de Dieu, acquit aussi la connaissance de la profondeur des péchés de l'humanité. Il connaît le caractère terrible de la profondeur des péchés des hommes, aussi bien que la gloire et les hauteurs de la justice de Dieu. Et c'est pourquoi, « par sa connaissance, mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes » (Ésaïe 53 :11). Par cette connaissance qu'il possède, il est capable de libérer tout pécheur des plus grandes profondeurs du péché, et de lélever à la plus grande hauteur de la justice, la justice même de Dieu.
Fait « en toutes choses semblable à nous », il fut en tout point comme nous sommes. Et ceci si complètement quil pouvait dire, comme nous aussi devons le reconnaître : « Je ne puis rien faire de moi-même » (Jean 5 :30).
Il est tout à fait vrai que dans les faiblesses et linfirmité de la chair (la nôtre) qu'il prit, il était comme lhomme qui est sans Dieu et sans Christ, puisque c'est seulement sans lui que les hommes ne peuvent rien faire. Avec lui, et par lui, tout est possible car il est écrit : « Je puis tout par celui qui me fortifie ». Mais à propos de ceux qui sont sans lui, il est dit : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire. » (Jean 15 :5).
Aussi, lorsque Jésus dit : « Je ne peux rien faire de moi-même » nous avons lassurance pour toujours, -à cause du fait qu'il prit toutes nos infirmités; à cause de notre état pécheur héréditaire et effectif, qui fut placé sur lui et impartie-, que lorsquil prit nos infirmités dans la chair, lorsque celles-ci furent placées sur lui, il en fut de lui dans cette chair, comme il en est de l'homme, quand il est chargé de ses péchés héréditaires et acquis, et sans Dieu. Et dans cette faiblesse, avec la charge des péchés, impuissant comme nous le sommes, il sécria dans sa foi divine: « Je me confierai en toi. » (Hébreux 2: 13).
Jésus vint « chercher et sauver ce qui était perdu ». Et pour sauver les perdus, il vint vers les perdus que nous sommes, là où nous étions. Il se plaça lui-même parmi les perdus. « Il a été mis au nombre des malfaiteurs. » Il fut « fait péché ». Et partant de cette situation de faiblesse et d'infirmité du perdu, il se confia en Dieu, sachant quil le garderait et le délivrerait. Chargé de tous les péchés du monde et tenté en toutes choses comme nous le sommes, il espéra et se confia en Dieu pour le sauver de tous ces péchés et le garder de pécher Lui-même (Psaume 69 :1-21 ; 71 : 1-20 ; 22 : 1-22 ; 31 : 1-5).
Et ceci est la foi de Jésus : cest le point où la foi de Jésus atteint lhomme perdu et pécheur, pour le secourir. Parce qu'il a été démontré pleinement quil ny a aucun homme dans le monde entier, pour lequel nexiste aucun espoir en Dieu: aucun, si perdu quil soit, que Dieu ne peut sauver sil met en Lui cette foi de Jésus. Et cette foi de Jésus par laquelle, se trouvant à la place du perdu, il mit son espoir et sa confiance en Dieu pour le sauver du péché et le garder de pécher, cette victoire qui est la sienne, est celle qui apporte la foi divine à tout homme dans le monde: par elle tout homme peut espérer en Dieu et se confier en lui, et il peut trouver la puissance de Dieu pour le libérer du péché et le garder de pécher. Cette foi quil exerça et par laquelle il obtint la victoire sur le monde, la chair et le diable, cette foi, est son don gratuit accordé à chaque homme perdu dans le monde. Et ainsi, « la victoire qui triomphe du monde, cest notre foi » (1 Jean 5: 4). Jésus est lauteur et le consommateur de cette foi là.
C'est cette foi de Jésus qui est donnée aux hommes. C'est la foi de Jésus que l'homme doit recevoir pour être sauvé. La foi de Jésus qui maintenant, dans ce temps de la proclamation du message du troisième ange, doit être reçue et gardée par ceux qui seront délivrés de ladoration de la bête et de son image, et rendus capables de garder les commandements de Dieu. Cest la foi de Jésus, telle quelle est mentionnée dans les derniers mots du message du troisième ange. « C'est ici persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus » (Apocalypse 14 :12).
Voici donc le résumé de ce que nous avons dit : « Nous avons un tel Souverain Sacrificateur. » Tout ce que nous avons trouvé dans les deux premiers chapitres de lépître aux Hébreux est le fondement essentiel et préalable à son sacerdoce. Car « Il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin quil fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire lexpiation des péchés du peuple ; car, ayant été tenté lui-même dans ce quil a souffert, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2 : 17, 18).
CHAPITRE 9
(index)
AUTRES QUALIFICATIONS DE NOTRESOUVERAIN SACRIFICATEUR
Tel est le thème des deux premiers chapitres de lépître aux Hébreux. Maintenant souvre le troisième chapitre. Mieux dit, le grand thème continue dans le chapitre suivant avec ladmirable exhortation : « Cest pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste, considérez lapôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus, qui a été fidèle à celui qui la établi. » (Hébreux 3 :1). Ayant présenté Christ dans la chair, tel quil fut fait, semblable en toutes choses aux enfants des hommes, et notre plus proche parent, nous devons le considérer maintenant dans sa fidélité dans cette situation.
Le premier Adam ne fut pas fidèle. Ce dernier Adam « a été fidèle dans toute la maison de Dieu... Car il a été jugé digne dune gloire dautant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus dhonneur que la maison même. Chaque maison est construite par quelquun, mais celui qui a construit toutes choses, cest Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé ; mais Christ lest [fidèle] comme Fils sur sa maison ; et sa maison, cest nous, pourvu que nous retenions jusquà la fin la ferme confiance et lespérance dont nous nous glorifions. » (Hébreux 3 :1-6).
Ensuite, on cite Israël, qui sortit dÉgypte, et qui ne demeura pas fidèle ; il manqua dentrer dans le repos de Dieu parce quil ne crut pas en Lui. Voici donc lexhortation qui nous est donnée : « Craignons donc, tandis que la promesse dentrer dans son repos subsiste encore, quaucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée aussi bien quà eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce quelle ne trouva pas de la foi chez ceux qui lentendirent. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » en croyant en Celui qui se donna lui-même pour nos péchés (Hébreux 4 :1-3).
Nous entrons dans le repos quand tous nos péchés nous sont pardonnés en croyant en celui qui fut fidèle en chaque devoir et face à toutes les tentations de la vie. Nous aussi, nous entrons dans son repos et nous y demeurons, en étant participants de sa fidélité, dans laquelle et par laquelle nous aussi nous serons fidèles à Celui qui nous a désignés. En le considérant dans sa fidélité, lui, « le souverain sacrificateur de la foi que nous professons », nous parviendrons toujours à la conclusion que « nous navons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4 :15).
Vu que « nous navons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses », on en déduit que nous avons un Sacrificateur qui peut compatir. Et la façon dont il est touché, cest parce quil « a été tenté comme nous en toutes choses ». Il nexiste aucun domaine où une âme puisse être tentée et où Il nait pas senti Lui-même le pouvoir de la tentation tout aussi certainement que nimporte quel être humain. Mais bien quil fut tenté en toutes choses comme nous, et sentit le pouvoir de la tentation dune façon aussi réelle que chacun de nous, il resta fidèle et ne commit aucun péché. Ainsi par la foi en Lui -dans sa fidélité, dans sa foi parfaite- chaque âme peut affronter la tentation sans pécher.
Cest là notre salut : quil fut fait chair comme lhomme et il lui appartenait dêtre semblable à nous, tenté en tous points comme nous le sommes, « afin quil fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu. » Et ceci, non seulement « pour faire lexpiation des péchés du peuple », mais aussi pour « secourir », venir en aide, assister, délivrer des souffrances « ceux qui sont tentés ». Il est notre Souverain Sacrificateur miséricordieux et fidèle pour nous secourir -accourir à notre aide-, pour nous préserver de toute chute lorsque nous sommes tentés, nous délivrant ainsi de commettre le péché. Il accourt pour nous secourir, de telle façon que nous ne tombons pas dans la tentation, mais nous la surmontons victorieusement en ne péchant pas.
«Ainsi, puisque nous avons un grand Souverain Sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. » (Hébreux 4 : 14). Et cest aussi pour cette raison que nous nous approchons « avec assurance du trône de la grâce, afin dobtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4 : 16).
En nous invitant à considérer notre Souverain Sacrificateur dans sa fidélité, nous lisons que : « tout souverain sacrificateur pris du milieu des hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut être indulgent pour les ignorants et les égarés puisque la faiblesse est aussi son partage. » (Hébreux 5 :1, 2).
Et cest pour cela, afin de pouvoir être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans les choses de Dieu, et afin damener plusieurs fils à la gloire, il convenait, en tant que Capitaine de leur salut, « la faiblesse étant aussi son partage », étant éprouvé par la tentation, quil fût un « homme de douleur et habitué à la souffrance ». Ainsi, il devait connaître « en toutes choses » lexpérience humaine, pour pouvoir « être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi son partage ». Cest pourquoi, « il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu », et il fut élevé « à la perfection par les souffrances ».
« Nul ne sattribue cette dignité, sil nest appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et Christ ne sest pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, je tai engendré aujourdhui ! Comme il dit encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, selon lordre de Melchisédek. Cest lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien quil fût Fils, lobéissance par les choses quil a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent lauteur dun salut éternel, Dieu layant déclaré souverain sacrificateur selon lordre de Melchisédek. » (Hébreux 5 :4-10).
« Et, comme cela na pas eu lieu sans serment, car, tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus lest devenu avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon lordre de Melchisédek,- Jésus est par cela même le garant dune alliance plus excellente. » (Hébreux 7 :20-22). Ainsi, Jésus fut fait sacrificateur, au-dessus de tous les autres, par un serment de Dieu. Aussi, «nous avons un tel souverain sacrificateur ».
« De plus, il y a eu des sacrificateurs [de lordre dAaron] en grand nombre, parce que la mort les empêchait dêtre permanents. Mais lui, parce quil demeure éternellement, possède un sacerdoce qui nest pas transmissible » (Hébreux 7 :23-24). Par le serment de Dieu, il est fait prêtre pour toujours. Il est fait prêtre « selon la puissance dune vie impérissable » (Hébreux 7 :16). Ainsi donc, « il demeure éternellement » et il « possède un sacerdoce qui nest pas transmissible. Cest aussi pour cela quil peut sauver parfaitement ceux qui sapprochent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » (Hébreux 7 :25). Et « nous avons un tel souverain sacrificateur ».
Et, « il nous convenait, en effet, davoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui na pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, doffrir chaque jour des sacrifices, dabord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple car ceci il la fait une fois pour toutes en soffrant lui-même. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait, pour léternité. » (Hébreux 7 :26-28).
CHAPITRE 10
(index)
Tel est le thème des deux premiers chapitres de lépître aux
Hébreux. Maintenant souvre le troisième chapitre. Mieux dit, le grand thème
continue dans le chapitre suivant avec ladmirable exhortation :
« Cest pourquoi, frères saints, qui avez part à la vocation céleste,
considérez lapôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons,
Jésus, qui a été fidèle à celui qui la établi. » (Hébreux 3 :1).
Ayant présenté Christ dans la chair, tel quil fut fait, semblable en toutes choses
aux enfants des hommes, et notre plus proche parent, nous devons le considérer maintenant
dans sa fidélité dans cette situation. Le premier Adam ne fut pas fidèle. Ce dernier Adam « a été
fidèle dans toute la maison de Dieu... Car il a été jugé digne dune gloire
dautant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison a plus
dhonneur que la maison même. Chaque maison est construite par quelquun, mais
celui qui a construit toutes choses, cest Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans
toute la maison de Dieu, comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être
annoncé ; mais Christ lest [fidèle] comme Fils sur sa maison ; et sa
maison, cest nous, pourvu que nous retenions jusquà la fin la ferme confiance
et lespérance dont nous nous glorifions. » (Hébreux 3 :1-6). Ensuite, on cite Israël, qui sortit dÉgypte, et qui ne demeura
pas fidèle ; il manqua dentrer dans le repos de Dieu parce quil ne crut
pas en Lui. Voici donc lexhortation qui nous est donnée : « Craignons
donc, tandis que la promesse dentrer dans son repos subsiste encore, quaucun
de vous ne paraisse être venu trop tard. Car cette bonne nouvelle nous a été annoncée
aussi bien quà eux ; mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de
rien, parce quelle ne trouva pas de la foi chez ceux qui lentendirent. Pour
nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » en croyant en Celui qui se donna
lui-même pour nos péchés (Hébreux 4 :1-3). Nous entrons dans le repos quand tous nos péchés nous sont pardonnés
en croyant en celui qui fut fidèle en chaque devoir et face à toutes les tentations de
la vie. Nous aussi, nous entrons dans son repos et nous y demeurons, en étant
participants de sa fidélité, dans laquelle et par laquelle nous aussi nous serons
fidèles à Celui qui nous a désignés. En le considérant dans sa fidélité, lui,
« le souverain sacrificateur de la foi que nous professons », nous
parviendrons toujours à la conclusion que « nous navons pas un souverain
sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été
tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux
4 :15). Vu que « nous navons pas un souverain
sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses », on en déduit que nous
avons un Sacrificateur qui peut compatir. Et la façon dont il est touché,
cest parce quil « a été tenté comme nous en toutes choses ». Il
nexiste aucun domaine où une âme puisse être tentée et où Il nait pas
senti Lui-même le pouvoir de la tentation tout aussi certainement que nimporte quel
être humain. Mais bien quil fut tenté en toutes choses comme nous, et sentit le
pouvoir de la tentation dune façon aussi réelle que chacun de nous, il resta
fidèle et ne commit aucun péché. Ainsi par la foi en Lui -dans sa fidélité, dans sa
foi parfaite- chaque âme peut affronter la tentation sans pécher. Cest là notre salut : quil fut fait chair comme
lhomme et il lui appartenait dêtre semblable à nous, tenté en tous points
comme nous le sommes, « afin quil fût un souverain sacrificateur
miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu. » Et ceci, non seulement
« pour faire lexpiation des péchés du peuple », mais aussi pour
« secourir », venir en aide, assister, délivrer des
souffrances « ceux qui sont tentés ». Il est notre Souverain
Sacrificateur miséricordieux et fidèle pour nous secourir -accourir à notre
aide-, pour nous préserver de toute chute lorsque nous sommes tentés, nous délivrant
ainsi de commettre le péché. Il accourt pour nous secourir, de telle façon que nous
ne tombons pas dans la tentation, mais nous la surmontons victorieusement en ne
péchant pas. «Ainsi, puisque nous avons un grand Souverain Sacrificateur qui a
traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous
professons. » (Hébreux 4 : 14). Et cest aussi pour cette raison que nous
nous approchons « avec assurance du trône de la grâce, afin dobtenir
miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux
4 : 16). En nous invitant à considérer notre Souverain Sacrificateur dans sa
fidélité, nous lisons que : « tout souverain sacrificateur pris du milieu des
hommes est établi pour les hommes dans le service de Dieu, afin de présenter des
offrandes et des sacrifices pour les péchés. Il peut être indulgent pour les
ignorants et les égarés puisque la faiblesse est aussi son partage. »
(Hébreux 5 :1, 2). Et cest pour cela, afin de pouvoir être un souverain
sacrificateur miséricordieux et fidèle dans les choses de Dieu, et afin damener
plusieurs fils à la gloire, il convenait, en tant que Capitaine de leur salut, « la
faiblesse étant aussi son partage », étant éprouvé par la tentation, quil
fût un « homme de douleur et habitué à la souffrance ». Ainsi, il devait
connaître « en toutes choses » lexpérience humaine, pour pouvoir
« être indulgent pour les ignorants et les égarés, puisque la faiblesse est aussi
son partage ». Cest pourquoi, « il fût un souverain sacrificateur
miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu », et il fut élevé « à
la perfection par les souffrances ». « Nul ne sattribue cette dignité, sil nest
appelé de Dieu, comme le fut Aaron. Et Christ ne sest pas non plus attribué
la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a
dit : Tu es mon fils, je tai engendré aujourdhui ! Comme il dit
encore ailleurs : Tu es sacrificateur pour toujours, selon lordre de
Melchisédek. Cest lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de
grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le
sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien
quil fût Fils, lobéissance par les choses quil a souffertes,
et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui
obéissent lauteur dun salut éternel, Dieu layant déclaré souverain
sacrificateur selon lordre de Melchisédek. » (Hébreux 5 :4-10). « Et, comme cela na pas eu lieu sans serment, car,
tandis que les Lévites sont devenus sacrificateurs sans serment, Jésus lest devenu
avec serment par celui qui lui a dit : Le Seigneur a juré, et il ne se
repentira pas : Tu es sacrificateur pour toujours, selon lordre de
Melchisédek,- Jésus est par cela même le garant dune alliance plus
excellente. » (Hébreux 7 :20-22). Ainsi, Jésus fut fait sacrificateur,
au-dessus de tous les autres, par un serment de Dieu. Aussi,
«nous avons un tel souverain sacrificateur ». « De plus, il y a eu des sacrificateurs [de lordre
dAaron] en grand nombre, parce que la mort les empêchait dêtre permanents.
Mais lui, parce quil demeure éternellement, possède un sacerdoce qui nest
pas transmissible » (Hébreux 7 :23-24). Par le serment de Dieu, il est fait
prêtre pour toujours. Il est fait prêtre « selon la puissance dune vie
impérissable » (Hébreux 7 :16). Ainsi donc, « il demeure
éternellement » et il « possède un sacerdoce qui nest pas
transmissible. Cest aussi pour cela quil peut sauver parfaitement ceux qui
sapprochent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur
faveur. » (Hébreux 7 :25). Et « nous avons un tel
souverain sacrificateur ». Et, « il nous convenait, en effet, davoir un souverain
sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus
élevé que les cieux, qui na pas besoin, comme les souverains sacrificateurs,
doffrir chaque jour des sacrifices, dabord pour ses propres péchés, ensuite
pour ceux du peuple car ceci il la fait une fois pour toutes en soffrant
lui-même. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la
faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le
Fils, qui est parfait, pour léternité. » (Hébreux 7 :26-28). CHAPITRE 10 (index)
« LE POINT CAPITAL »
« Le point capital de ce qui vient dêtre dit, cest que nous avons un tel souverain sacrificateur. » Quelles sont les choses dont ceci est le résumé ?
Telles sont les caractéristiques de la Parole de Dieu desquelles le résumé est que « nous avons un tel souverain sacrificateur ».
Mais ceci n'est qu'une partie du « résumé », vu que lénoncé complet du résumé, « cest que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui sest assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme ».
Sur la terre, il y eut un sanctuaire construit par lhomme. Ce sanctuaire fut fait et construit sous la direction du Seigneur. Cependant il était bien différent du sanctuaire et du vrai tabernacle construit par le Seigneur et non par lhomme -aussi différent que loeuvre de lhomme est différente de celle de Dieu.
Ce sanctuaire terrestre avec ses ministres est brièvement décrit, et sa signification est donnée dans les grandes lignes dans Hébreux 9, comme suit :
« Un tabernacle fut, en effet, construit. Dans la partie antérieure, appelée sanctuaire [lieu saint], étaient le chandelier, la table, et les pains de proposition. Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints, renfermant lautel dor pour les parfums, et larche de lalliance, entièrement recouverte dor. Il y avait dans larche un vase dor contenant la manne, la verge dAaron, qui avait fleuri, et les tables de lalliance. Au-dessus de larche étaient les chérubins de la gloire, couvrant de leur ombre le propitiatoire. Ce nest pas le moment de parler en détails là-dessus.
« Or, ces choses étant ainsi disposées, les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle ; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang quil offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du sanctuaire nétait pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. Cest une figure pour le temps actuel, où lon présente des offrandes et des sacrifices qui ne peuvent rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte, et qui, avec les aliments, les boissons et les diverses ablutions, étaient des ordonnances charnelles imposées seulement jusquà une époque de réformation.
« Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui nest pas construit de main dhomme, cest-à-dire qui nest pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. »
Ce sanctuaire était seulement une « figure pour le temps actuel ». Les sacrificateurs et le souverain sacrificateur y officiaient en offrant des sacrifices et des offrandes. Mais tout ce service, tout ce ministère, loffrande et le sacrifice, et le sanctuaire lui-même, étaient « une figure pour le temps actuel ... qui ne pouvait rendre parfait sous le rapport de la conscience celui qui rend ce culte ».
Le tabernacle lui-même et le tabernacle, construit par lhomme, nétaient quune figure du véritable tabernacle que le Seigneur a dressé, et pas un homme.
Et le souverain sacrificateur du sanctuaire terrestre était une figure de Christ, véritable souverain sacrificateur du sanctuaire et du vrai tabernacle.
Le ministère du souverain sacrificateur du sanctuaire terrestre nétait rien dautre quune figure du ministère de Christ notre grand Souverain Sacrificateur « qui sest assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. »
Les offrandes du sacerdoce, dans le ministère du sanctuaire terrestre, étaient aussi une figure de loffrande de Christ, le vrai Souverain Sacrificateur, dans son ministère dans le sanctuaire et le véritable tabernacle.
Ainsi donc, Christ était la vraie substance et la signification de tout ce sacerdoce et service terrestre ; si on considère une partie du sacerdoce ou du service hors de sa signification, elle na plus aucun sens. Aussi certainement que Christ est le véritable prêtre du christianisme, dont le sacerdoce lévitique était une figure, aussi certainement, le sanctuaire duquel Christ est le ministre est le vrai sanctuaire pour tout chrétien, dont le sanctuaire terrestre était une figure, sous la dispensation lévitique.
Les Écritures disent donc : « Sil était sur la terre, il ne serait pas même sacrificateur, puisque là sont ceux qui présentent les offrandes selon la loi (lesquels célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti lorsquil allait construire le tabernacle : Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout daprès le modèle qui ta été montré sur la montagne). » (Hébreux 8 :4, 5).
« Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là. Car Christ nest pas entré dans un sanctuaire fait de main dhomme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu. » (Hébreux 9 :23, 24). Et ce fut dans « le ciel même » sous la dispensation chrétienne, que le trône de Dieu, lautel dor et un ange avec un encensoir dor offrant, « les prières de tous les saints devant Dieu » et « la fumée des parfums monta, avec les prières des saints » (Apocalypse 8 : 2-4). Dans ce même temps, le « temple de Dieu dans le ciel fut ouvert, et larche de son alliance apparut dans son temple » (Apocalypse 11 : 19 ; 15 : 5 à 8 ; 16 :1). De plus, on voyait là « devant le trône ... sept lampes ardentes » brûlant devant le trône (Apocalypse 4 :5). Là aussi, on voyait « quelquun qui ressemblait à un Fils dhomme », vêtu des vêtements du grand prêtre (Apocalypse 1 :13).
Il y a donc dans la dispensation chrétienne un sanctuaire dont le sanctuaire israélite était une figure, aussi certainement quil y a un grand sacerdoce dont le premier sacerdoce était le type. Et Christ, notre Souverain Sacrificateur, exerce un ministère dans ce sanctuaire chrétien, de la même façon quil y avait un ministère dans le sacerdoce terrestre, exercé dans le sanctuaire terrestre. Et « le point capital de ce qui vient dêtre dit, cest que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui sest assis à la droite de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. »
CHAPITRE 11
(index)
« ET JHABITERAI AU MILIEU DEUX »
Quand le Seigneur donna à Israël les directives originelles pour la construction du sanctuaire qui allait être une figure pour le temps présent, il dit : « Ils me feront un sanctuaire, et jhabiterai au milieu deux. » (Exode 25 :8).
Lobjectif du sanctuaire était quil puisse habiter au milieu deux. Son but est plus clairement spécifié dans les textes suivants : « Je me rencontrerai là avec les enfants dIsraël, et ce lieu sera sanctifié par ma gloire. Je sanctifierai la tente dassignation et lautel ; je sanctifierai Aaron et ses fils, pour quils soient à mon service dans le sacerdoce. Jhabiterai au milieu des enfants dIsraël, et je sera leur Dieu. Ils connaîtront que je suis lÉternel, leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays dÉgypte, pour habiter au milieu deux. Je suis lÉternel, leur Dieu ». (Exode 29 :43 à 46 ; Lévitique 26 :11, 12).
Mais le but du sanctuaire nétait pas simplement que Dieu puisse par lui habiter dans le sanctuaire parmi le campement dIsraël. Ceci fut la grande erreur quIsraël commit dans lemploi du tabernacle, perdant ainsi de vue sa véritable signification. Lorsque le sanctuaire fut construit et placé au milieu du camp dIsraël, beaucoup pensèrent que cela suffisait ; ils conclurent que par ce seul moyen, Dieu habiterait au milieu deux.
Il est vrai que par la Shékina, Dieu demeurait dans le sanctuaire. Mais même le sanctuaire et son splendide mobilier placé au milieu du campement dIsraël, ne représentait pas tout ; il y avait, outre ce superbe édifice, les sacrifices et les offrandes du peuple. Il y avait les prêtres officiant quotidiennement et le grand prêtre exerçant son service sacré. Sans eux, le sanctuaire aurait été quelque chose de vide, bien que le Seigneur y habitait.
Quelles étaient la signification et lobjectif de ces choses ? Quand un des enfants dIsraël avait péché « contre lun des commandements de lÉternel, en faisant des choses qui ne doivent pas se faire » et « se rendant ainsi coupable », de sa propre initiative il apportait « à lentrée de la tente dassignation » un agneau pour le sacrifice. Avant que lagneau ne soit offert, celui qui lavait apporté posait ses mains sur sa tête et confessait ses péchés, et celui-ci était « agréé de lÉternel, pour lui servir dexpiation ». Alors, celui qui avait apporté lagneau et avait confessé ses péchés le tuait. Son sang était déposé dans un bassin. Une partie du sang était répandu « au pied de lautel des holocaustes, qui est à lentrée de la tente dassignation »; une autre partie du sang était mise « sur les cornes de lautel des parfums odoriférants, qui est devant léternel dans la tente dassignation » ; puis avec une autre partie du sang, on en faisait « sept fois laspersion devant lÉternel, en face du voile du sanctuaire ». Le reste était répandu « au pied de lautel des holocaustes, qui est à lentrée de la tente dassignation ». Lagneau lui-même était consumé par le feu sur lautel des holocaustes. Et de tout le service, il est écrit en conclusion : «Cest ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme lexpiation du péché quil a commis, et il lui sera pardonné. » Le service était similaire en cas de péché et de confession de toute la congrégation. On administrait un service analogue de façon continue, matin et soir, en faveur de toute la congrégation. Mais que les services soient de caractère individuel, ou bien de caractère général, la conclusion était toujours que le « sacrificateur fera pour lui lexpiation devant lÉternel et il lui sera pardonné. » (Voir Lévitique, chapitres 1 à 5).
Le cycle du service sachevait chaque année. Et le jour de lachèvement de ce service, le dixième jour du 7e mois, était tout spécialement le jour des expiations, ou de la purification du sanctuaire. Ce jour-là, le service prenait fin dans le lieu très saint ou saint des saints. Il est écrit à propos du souverain sacrificateur et de son service ce jour-là : « Il fera lexpiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera lexpiation pour la tente dassignation et pour lautel, et il fera lexpiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de lassemblé. » (Lévitique 16 :2-34 ; Hébreux 9 : 2-8).
Ainsi, les services du sanctuaire, dans les offrandes de sacrifice et le ministère des prêtres, et surtout des souverains sacrificateurs, avaient pour but de faire lexpiation pour le pardon et leffacement des péchés du peuple. A cause du péché et de la culpabilité, parce quils avaient fait « des choses qui ne doivent pas se faire », il était nécessaire de faire lexpiation ou réconciliation, et obtenir le pardon. Le mot expiation ou réconciliation contient lidée « dun seul esprit ». Le péché et la culpabilité les avaient séparés de Dieu. Par ces services, ils